Tu as le choix !

Il y a peu de temps je n'allais pas bien, la convalescence à peine terminée qu'une autre maladie opportuniste avait saisi la place vacante.


Je ruminais et je broyais du noir, remettant une n-ième fois tout en cause. Multipliant par zéro tout ce que j'avais fait jusqu'ici, me trouvant inutile, vide... J'avais l'impression de faire du sur place, de ne pas avancer ou de me retrouver au sol très régulièrement, trop régulièrement.


Ce qui m'a extirpé de cet état c'est une phrase d'un ami. Il m'a écrit ceci : "Les épreuves sont pénibles, douloureuses mais elles nous fragilisent et nous fortifient c'est à nous de choisir quel regard on porte sur notre existence, quel versant on choisit [...] Ce choix n'appartient qu'à nous"


J'ai relu plusieurs fois son message. J'ai senti mon cœur se réchauffer à l'idée que j'avais le choix de déprimer ou de réessayer et d'avancer. J'avais quitté le fatalisme grâce à ce mot : "choix". Je suis de ceux qui disent souvent "qu'on a toujours le choix" mais sans appliquer cela à nos propres vies.


J'avais donc le choix, me morfondre, pleurer, perdre un temps précieux ou accepter et regarder vers l'avant. Me mettre face à ma responsabilité m'avait bousculé.


Je suis responsable de mon bonheur, de ma joie, de mon humeur. Les circonstances peuvent être désastreuses, les autres peuvent être détestables mais cela n'a pas de pouvoir de décision sur mon état intérieur. Je suis toujours le capitaine du bateau et je peux le sauver du naufrage.


Quand je sens de l'eau qui rentre dans ma barque, je peux me souvenir que Jésus est présent dans cette barque. Quand la tempête souffle fort, je peux crier à lui qui paisiblement est endormi. Quand je sens que je perds pieds, je peux me raccrocher à celui qui est au contrôle, afin qu'IL me donne la force de me redresser et de tenir bon.


Se rappeler qu'on est responsable, qu'on peut décider crée un déclic salutaire. Après cela tu peux difficilement te plaindre et t'apitoyer sur ton sort. Tu redeviens acteur, tu décides, tu retrouves la foi.


Les épreuves il y en aura toujours, plus ou moins fortes et éprouvantes, c'est à TOI de changer. C'est à TOI de CHOISIR comment tu réagis. C'est à TOI de définir quels impacts elles auront sur ta vie.


Ce jour là j'ai donc décidé d'aller bien à l'intérieur même si mon corps était en peine et que les circonstances étaient "mauvaises". J'ai mis une belle robe, je me suis faite une vingtaine de selfies et c'était réparti.





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